Edito

Juillet 2022

Que faire en cas d'accident nucléaire ?

Depuis quelque temps déjà, aussi bien côté autorités que sociétés savantes, le thème de l’accident nucléaire revient de manière récurrente.
Est-ce la guerre en Ukraine avec l’envahissement de la centrale de Tchernobyl qui a accentué le phénomène ? Pas vraiment…

L’accident de Fukushima a été comme un révélateur sur les organisations à mettre en place en cas d’événement de ce type. On retrouve d’ailleurs, depuis les décrets de 2018, les éléments sur la situation d’urgence radiologique et le post-accidentel dans le code de la santé publique et le code du travail.

Mais cela interroge tout de même, car si on regarde les dates de programmation des journées techniques sur ce thème, ou encore les documents produits aussi bien côté ASN qu’au niveau de la CIPR, on sent que le sujet devient sensible.
Pour illustrer mon propos, quelques exemples :
- La SFRP vient d’organiser une journée technique le 16 juin 2022, avec pour thème : « Se préparer à gérer les conséquences d’un accident nucléaire ». Cette journée comportait des sessions thématiques permettant d’aborder différents sujets en lien avec la préparation à la gestion d‘un accident nucléaire, avec dans un premier temps, un panorama général des plans nationaux de gestion d’un tel événement avec les recommandations internationales. Les évolutions envisagées de la doctrine française pour la gestion du post-accidentel et le retour d’expérience des exercices nationaux ont été traités avec ensuite des exemples des déclinaisons locales de cette doctrine au travers de relais tels que les professionnels de santé ou les commissions locales d’information (CLI). Le suivi sanitaire mis en place à la suite de tels évènements a fait l’objet de présentations. Enfin, il a été abordé une présentation des recherches en cours sur les technologies de décontamination des sols et sur le développement d’outils d’aide à la décision dans la gestion post-accidentelle d’un territoire.

Si vous êtes membre SFRP, vous pouvez récupérer les différentes présentations dans « manifestations passées ».

- La CIPR 146, sorti en juin 2022, traite du sujet : « protection radiologique des personnes et de l’environnement en cas d’accident nucléaire majeur ». Elle est traduite en français et mise à disposition du public sur le site de l’IRSN :
https://www.irsn.fr/FR/Larecherche/publications-documentation/collection-ouvrages-IRSN/Documents/CIPR146_web.pdf

- Ls SFMC (Socitété Française de Médecine de Catastrophe) prévoit sa prochaine session le 27 septembre 2022 sur le thème "Le risque NR en 2022" (NR = Nucléaire Radiologique) :
https://www.sfmc.eu/wp-content/uploads/2022/05/Programme-NR-Version-9-Juin-2022.docx

- L’ASN avait sorti il y a quelque temps maintenant une plaquette d’informations simple à destination du grand public :
https://www.asn.fr/l-asn-informe/situations-d-urgence/la-distribution-d-iode/documents-d-information/alerte-nucleaire-je-sais-quoi-faire-!
Ils ont également publié un guide pratique pour les habitants d’un territoire contaminé par un accident nucléaire :
https://www.asn.fr/l-asn-informe/post-accident/le-codirpa/guide-pratique-pour-les-habitants-d-un-territoire-contamine-par-un-accident-nucleaire

Sans parler des guides comme le CODIRPA (éléments de doctrine pour la gestion post accidentelle d’un accident nucléaire) ou celui concernant l’intervention médicale en cas d’événement nucléaire ou radiologique, qui sont en cours de révision. Il faut dire qu’ils dataient un peu tous les deux.

A vous de vous faire votre opinion sur le sujet en consultant ces documents.

Évolutions réglementaires

Il faut s’attendre à de nouvelles modifications de fond dans notre architecture réglementaire.

Un nouveau projet de décret est en cours d’élaboration.

Les modifications du code du travail devraient porter sur  : 

  • - les accès à SISERI, 
  • - la radiologie industrielle, 
  • - les évaluations pour le CAMARI (réalisées actuellement à l’IRSN), 
  • - les évaluations pour le certificat PCR, 
  • - les certifications des entreprises extérieures en INB, 
  • - les formations aux rayonnements ionisants de tous les personnels des services de prévention et de santé au travail SPST, 
  • - et enfin les corrections de coquilles et clarifications de textes.

Nous avons encore de gros chantiers devant nous.…

 

Juin 2022

4èmes Journées Radioprotection Cirkus

C'était bien ! Mais que c'était bien !
Nos 4èmes journées techniques se sont terminées. 
Au vu des retour des participants et des exposants, nous avons réussi notre pari : vous faire plaisir !
Merci, merci, merci d'être venus, de nous supporter depuis 12 ans et de participer à cette aventure !
Merci aussi aux orateurs qui nous ont régalés avec des présentations de qualité.
Un gros merci au cirque Imagine de nous accueillir et de nous avoir proposé (avec le traiteur) une soirée de gala que beaucoup d’entre vous ont qualifié de MAGIC.

Et bien entendu, nous nous projetons déjà dans l’avenir et nous pensons déjà aux 5ème journées.
Pour l’instant, nous ne vous en disons pas plus, histoire de vous faire mijoter à feu doux.

Rapport annuel de l'ASN

Voici un marronnier : le rapport annuel.
Le président a fait sa présentation devant l’office parlementaire.

"Ce qui ressort plus particulièrement de l’année 2021, et notamment de sa seconde partie, ce sont les fragilités industrielles qui touchent l’ensemble des installations nucléaires et le débat qui s’est installé sur les choix de politique énergétique et la place du nucléaire dans ces choix."

Le président de l’ASN a donc insisté sur les choix à faire en matière énergétique.

"La perspective d’une politique énergétique comportant une composante nucléaire de long terme doit être accompagnée d’une politique exemplaire en matière de gestion des déchets et du nucléaire historique." Et c’est le cas pour certaines anciennes installations du CEA. A titre d’illustration, le centre de Fontenay a encore décalé la date de la fin du démantèlement du site puisque l’on se dirige maintenant vers 2047 !

Le directeur général a prôné un contrôle plus proportionné aux enjeux.

"L’ASN a accentué ses efforts en faveur d’une « approche graduée » du contrôle. Ainsi, dans le nucléaire de proximité, la refonte des régimes administratifs opérée ces dernières années a permis d’alléger les dossiers demandés et les instructions réalisées pour les activités à plus faibles enjeux de radioprotection. De même, l’ASN a recentré ses inspections sur les activités à plus forts enjeux."

On aimerait surtout que certains inspecteurs fassent des demandes cohérentes sur l’ensemble du territoire. Nous serions presque tentés de réaliser un document sur les « perles » concernant certaines demandes lors des inspections.

Évolutions réglementaires

Avec un changement de gouvernement, il y a peu de chances que des textes sortent en ce moment.

6ème Congrès Européen de Radioprotection

Nous n'allions quand même pas laisser la SFRP avoir tout le fun ! C'est par un heureux hasard que le Cirkus a assisté à ce congrès organisé par l'IRPA. Il y aurait beaucoup à dire et nous sommes encore trop "petit Poucet" pour lire le marc de cravate de ce genre de manifestation, mais il y eut de belles rencontres et de belles conférences. 

Nous avons pu engager la discussion avec la SFRP sur des travaux en commun. Nous avons visité la centrale nucléaire de Paks, au design soviétique toujours aussi surprenant. Et une petite mention spéciale à la présentation de Kathryn Ambrose qui propose une nouvelle définition du principe ALARA, basée non seulement sur des critères technico-économiques, mais qui prend aussi en compte des critères de sécurité et environnementaux. C'était frais, nouveau, et ça fait du bien !

Mai 2022

4èmes Journées Radioprotection Cirkus

Cette fois c’est la dernière ligne droite, puisque nous allons nous retrouver ce mois-ci.
Les inscriptions vont bientôt se terminer car nous arrivons pratiquement à la capacité maximale. Mais, mais, mais… Il reste encore quelques places !
Alors dépêchez-vous si vous n’avez pas pris votre billet, car il n’y en aura pas pour tout le monde.

Non seulement, le programme va être de qualité, mais les à-côtés vont être passionnants.
Nous allons enfin retrouver nos exposants qui seront à votre écoute. Je crois même comprendre qu’il y aura des jeux, avec des lots à gagner. Vous allez aussi avoir des affichages de la part de sociétés qui n’ont pas pu avoir de stand (les kakemoneurs).
Vous allez avoir le camion de l’IRSN, mais je dois vous dire que pour la visite, celui-ci affiche déjà complet.
Enfin, il y aura une exposition avec les posters ASN/IRSN.

Et surtout, n’hésitez pas à vous inscrire pour le repas de gala, qui ne sera pas qu’un repas ! 
De quoi faire la fête. Dans la tradition du Cirkus !

Vulgarisation scientifique

Pour une fois, je vais légèrement sortir du champ de la radioprotection, mais rester sur le domaine scientifique.

Un billet d’Etienne KLEIN, docteur en physique et en philosophie, dont j’étais le collègue au CEA, m’a interpellé au début du mois d’avril.

"La vulgarisation scientifique est-elle un échec ?" : à cette question il apparaît que la réponse est « non, mais quand même, un peu, ça dépend… »

Je vous engage à lire l’article, où quelques passages sont édifiants.

Je ne peux m’empêcher de vous en citer trois :

« Le PISA, que vous connaissez certainement, mais aussi le TIMSS qui évalue les compétences en sciences et en mathématiques des élèves de CM1 et de 4e dans les pays de l’OCDE. La France est tout en bas du classement, avant-dernière pour le CM1 ! Il y a donc plus de trente pays de l’OCDE devant nous… Cette mauvaise place ne me semble guère provoquer de réactions politiques, alors même qu’il s’agit d’un enjeu littéralement républicain. »

« Comment pallier ce manque de culture scientifique des journalistes ? Je ne me sens guère capable de formuler d’autres propositions que celle-ci, d’un classicisme que vous jugerez sans doute désolant : je suggère de les former périodiquement, hors période de crise, sur les sujets importants, afin qu’ils acquièrent un « fond de références » qu’ils pourront mobiliser quand cela deviendra nécessaire. Bref, de leur donner de véritables cours, conçus pour eux, dynamiques et bien charpentés ! »

« J’imagine que les journalistes sont des personnes tiraillées, sommées tout à la fois d’informer et de faire de l’audimat… Je n’aimerais pas être à leur place.

D’autant qu’il y a là aussi un problème de prolifération, mais non nucléaire : à force de promouvoir la vétille comme épopée du genre humain, les formes modernes de la communication se transforment en une vaste polyphonie de l’insignifiance. Elles produisent une sorte de magma informel que nul message élaboré, construit, raffiné, ne parvient plus à transpercer. »

Et de conclure : « Voilà pourquoi je pense que la vulgarisation scientifique demeure plus que jamais nécessaire. »

Nous avons encore beaucoup de travail, et pour conclure avec une dernière phrase d’Etienne :

« Par exemple, des sondages montrent régulièrement qu’environ 70 % des Français pensent que le nucléaire est responsable du changement climatique. On peut penser tout le mal que l’on veut du nucléaire, mais pas avec cet argument-là, car cette corrélation entre changement climatique et nucléaire est tout bonnement fausse. Comme vous le savez, le nucléaire est une énergie décarbonée. La proportion montait à 83 % chez les 18-24 ans en 2017.

Autrement dit, une grande proportion des jeunes d’aujourd’hui, notamment de bacheliers, pensent que le nucléaire modifie le climat. Or, ce sont eux qui vont avoir à affronter la question cruciale de la production d’énergie sous contrainte climatique, ce qui supposera de leur part quelque compétence… »

Radioactivité artificielle dans l'environnement

Pour ceux qui voudraient avoir quelques idées sur la radioactivité artificielle dans l’environnement, nous vous conseillons d’aller sur le site de l’IRSN pour télécharger le document suivant : Le bruit de fond des radionucléides artificiels dans l’environnement français métropolitain ; bilan des constats radiologiques régionaux.

On y parle césium-137, strontium-90, carbone-14, tritium.

Vous y verrez, en particulier, l’impact des essais nucléaires des années 60 !

Surveillance radiologique de l’environnement en 2019

L’IRSN présente son bilan et la mise en œuvre du plan de surveillance régulière pour l’environnement et notamment autour des installations nucléaires.

Évolutions réglementaires

Compte tenu de notre situation en ce mois d’avril, mois d’élection, il va falloir attendre un peu pour voir publiés les textes qui nous occupent.

Par contre le questions/réponses de la DGT, notamment sur les aspects vérifications des matériels de radioprotection, est sorti !!

Bonne lecture ! Et sur le forum nous avons déjà ouvert la discussion, sans vous garantir de vous apporter toutes les réponses.

Avril 2022

Nucléaire en tout genre

Après l’Ukraine et la situation chaotique à Tchernobyl et sur les autres réacteurs et sources détenues dans différents endroits du pays, il a fallu faire face à des interrogations de la part du grand public.
Les pharmacies ont visiblement reçu de nombreuses demandes pour obtenir des comprimés d’iode pour faire face à une explosion atomique ou des relâchements importants de radioactivité de la part d’un réacteur !
Alors pour la bombe atomique, on oublie le comprimé d’iode.
Il y a d’autres effets bien plus dévastateurs immédiatement, et il y a d’autres radionucléides présents lors des retombées.
Pour l’explosion d’un réacteur, la prise de comprimés d’iode est totalement justifiée si vous avez moins de 18 ans. Au-delà de 40 ans, les effets secondaires dus à la prise d’un comprimé d’iode stable sont plus invalidants.
Pour étayer mon propos, voici une courbe que l’on trouve sur le site de l’agence fédérale de contrôle nucléaire l’AFCN, l’ASN belge

Moi qui suis d’un certain âge, il n’y aurait que peu d’utilité à prendre un comprimé d’iode.

Après l’épisode iode, nous avons eu droit à traiter le sujet : « du sable radioactif sur mon pare-brise, au secours ! » sur un média national télévisuel.
Là encore, l’objectif était-il d’affoler la population par rapport à cette exposition ?
Pour mémoire, l’ACRO (Association pour le Contrôle de la Radioactivité de l'Ouest) avait annoncé lors d’un épisode précédent une activité de 75 000 Bq par kilomètre carré. Ce qui donne 0,08 Bq par mètre carré !
Pour ceux spécialisés dans le transport, vous apprécierez la valeur de 0,000008 Bq par centimètre carré. Aucune chance de mesurer quoi que ce soit.
En tout cas, cela a fait couler beaucoup d’encre pour expliquer qu’il y avait plus d’exposition naturelle que d’exposition due aux essais nucléaires atmosphériques réalisés par le passé.

Et forcément la situation en Ukraine avec une potentielle crise énergétique a déclenché sur un autre média télévisuel, une émission titrée: « Le nucléaire, incontournable ? ». Classiquement ce média est orienté depuis longtemps, en ce qui concerne le nucléaire. Restons simplement sur la radioprotection. Certaines des personnes interrogées ont des positions dogmatiques.
Dire par exemple : “que le moindre Becquerel de tritium dans la Loire ou ailleurs est dangereux et inacceptable ! ”. Relativisons : imaginons qu’un bébé puisse boire 3 litres d'eau de la Loire par jour pendant un an à 300 Bq/L (on dirait l’histoire de la marmotte qui met le chocolat dans le papier d’alu). Cela correspond (sans compter la période effective où il y a élimination) à 330 000 Bq.
Si le risque supposé correspond à la loi linéaire sans seuil, avec une DPUI nouveau né à 6,4 .10-11 Bq/Sv, ce pauvre bébé recevrait 21 µSv sur l’année (il faut qu’il boive ses 3 litres) ! À comparer aux 4500 µSv reçus en moyenne chaque année de façon tout à fait naturelle, soit un ajout de 0,5 %.
Mais il se peut que certains interviewés nous expliquent, sans doute, que les Sv naturels sont moins méchants que les Sv de l'industrie nucléaire.
Je leur conseille quand même de regarder les dernières publications scientifiques concernant les effets biologiques.Pour les effets à très faible dose, même si c'est encore au niveau de la recherche, on se dirige vers une convergence qui montre qu’au niveau cellulaire, l’apoptose est privilégiée par rapport à la réplication avec défaut. Au lieu de la loi linéaire sans seuil (qui était le moins mauvais outil de gestion du risque), on se dirigerait vers une relation quadratique.
Le nucléaire fait vendre du papier. Il est par contre dommage que ces papiers soient autant à charge…

Évolutions réglementaires

Décret n°2022-395 du 18 mars 2022 relatif au document unique d’évaluation des risques professionnels et aux modalités de prise en charge des formations en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail par les opérateurs de compétences.

Mars 2022

Crise : mot se déclinant de plus en plus facilement

Après la crise sanitaire, nous avons maintenant une crise militaire en Europe.
En dehors de tout contexte politique, il y a eu un passage des russes à Tchernobyl. On a tout entendu sur le sujet dans les médias, y compris sur le fait que les réacteurs n’allaient plus fournir d’électricité. Ils ne fonctionnent plus depuis 2001 et le combustible a été déchargé !
Reste évidemment des stockages de déchets, mais ce serait ouvrir une boîte de Pandore que de vouloir y toucher…
Je doute d’ailleurs que les Russes aillent voir l’état du réacteur n°4 (nostalgie quand tu nous tiens – humour noir).
Mais cela a eu pour conséquence de déclencher les balises de mesures de la radioactivité.
Quand vous faites passer des engins militaires dans un terrain contaminé, il y a de fortes chances de remettre en suspension de la radioactivité.
L’AIEA et les réseaux de surveillance suivent les variations d’activité de près. L’IRSN a également publié un point de situation sur les mesures en France. Rien à signaler de ce côté-là.
Il reste sur le territoire ukrainien 15 réacteurs qui sont en état de fonctionnement. L’AIEA a demandé à ce que soient préservées ces installations.

Evolutions réglementaires

Eh bien cette fois il y a de quoi faire et de quoi lire, si vous n’avez pas fait attention :

Côté décrets :
Décret n°2022-114 du 1er février 2022 relatif aux conditions techniques de fonctionnement de l’activité de médecine nucléaire.
Décret n°2022-174 du 14 février 2022 relatif à la mise en œuvre d’opérations de valorisation de substances faiblement radioactives.
Décret n°2022-175 du 14 février 2022 relatif aux substances radioactives éligibles aux opérations de valorisation mentionnées à l’article R. 1333-6-1 du code de la santé publique
Ces deux derniers textes étaient très attendus car c’est une ouverture sur l’absence de seuil de libération. Cela s’applique à la catégorie de matériaux métalliques.

Côté arrêtés :
Arrêté du 1er février 2022 fixant pour un site autorisé le nombre d’équipements de médecine nucléaire en application du II de l’article R. 6123-136 du code de la santé publique
Arrêté du 15 février 2022 fixant les règles générales relatives aux installations et activités nucléaires intéressant la défense

Nous avons en principe mis ces textes en ligne. Ils n’appellent pour l’instant pas d’analyses de notre part.

Le jeu Cirkus 2022

Et pour finir sur une note plus légère, vous allez trouver sur le forum, dans la cour de récréation, un jeu à 12 étapes.
Nous en sommes à la quatrième, mais il n’est pas trop tard pour commencer…
Vous pouvez rattraper ceux qui sont devant vous.

Février 2022

C’est un édito en pleine innovation pour la première partie.

Intelligence artificielle

Elle débarque aussi dans le monde de la radioprotection. Et autant vous le dire tout de suite, l’ASN et l’IRSN se sont dotés d’outils pour faire des analyses, en particulier sur les textes. C’est aussi le cas de certains gros exploitants nucléaires même s’ils n’en font pas beaucoup la publicité.

La SFRP a organisé une demi-journée en décembre sur le sujet. Et c’était franchement passionnant. C’est ainsi que l’outil SIANCE (système d’intelligence artificielle pour le nucléaire et le contrôle – nous avons peut-être mal noté) va permettre aux inspecteurs de procéder à l’analyse de la TOTALITÉ des lettres de suite pour une installation ou une société.
Et l’ASN a dans ses systèmes plus de 25 000 lettres de suite.
Car SIANCE va être appliqué à l’ensemble des utilisateurs, y compris dans le nucléaire de proximité ! Attendez-vous à avoir des inspections ciblées et en rapport avec ce qui s’est passé chez vous, car SIANCE va aussi être un outil pour la préparation des inspections suivantes.

Pour continuer, l’outil PIREX va être déployé par l’IRSN pour capitaliser l’ensemble des événements significatifs déclarés. Et il pourra être relié à SIANCE.

D’ailleurs, l’IRSN a créé de multiples systèmes d’IA pour faire des analyses dans différents secteurs. On peut citer l’optimisation des expositions patients, les effets toxicogénomiques sur l’environnement, les modélisations des transferts de radionucléides (notamment) dans l’environnement, la métrologie augmentée (avec par exemple une thèse en cours sur la détection des radionucléides dans l’air par spectrométrie gamma), une aide à la surveillance des travailleurs (avec par exemple l’évolution de SISERI qui va détecter les anomalies dans les doses des travailleurs).

Voilà, vous êtes prévenus (et vous en valez deux). Il va donc falloir hausser la rigueur dans la gestion de la radioprotection, car les autorités et leurs experts se dotent de moyens d’analyses sophistiqués.

Le groupe permanent des experts en radioprotection

Le GPRADE de l’ASN arrivait à échéance fin 2021. L’ASN a procédé durant l’année à un appel à candidatures. Il va y avoir un nouveau groupe d’experts qui sera désigné sous le vocable GPRP, avec un autre groupe de travail plus tourné vers les aspects médicaux.

Les avis sur les axes prioritaires en matière de radioprotection pour les quatre années qui viennent ont été demandés au travers des associations et des réseaux de PCR.
Se détachent dans l’ordre : la formation des professionnels en radioprotection, le rapprochement de la RP par rapport aux autres risques, l’organisation de la RP, la communication sur le risque, les effets des faibles doses.
Vous pourrez trouver sur le site de l’ASN la liste des nouveaux experts dans :

Bulletin officiel de l’ASN – Décisions nominatives - Décision n° CODEP-DIS-2021-060649 du directeur général de l’ASN du 10 janvier 2022

L'ASN présente ses vœux à la presse

Comme chaque année, l’ASN a présenté ses vœux à la presse. L’ASN a mis en avant ses premiers constats concernant la sûreté des installations en 2021 ; elle rappelle les sujets de vigilance et souligne la nécessité de placer dès à présent les préoccupations de sûreté au cœur des débats de politique énergétique.

Voeux de l'ASN

Bilan 2018-2020 de l’état radiologique de l’environnement français

Tous les 3 ans, l’IRSN dresse un bilan de l’état radiologique de l’environnement en France.
Vous pourrez trouver sur le site le bilan complet et une synthèse donnant les événements marquants.

Le bilan 2018-2020 montre que dans l’environnement de la plupart des sites sur lesquels sont implantées des installations nucléaires, les concentrations des radionucléides mesurées sur la période 2018-2020 sont de même niveau que celles mesurées durant les périodes précédentes (2011-2014 et 2015-2017). Toutefois, les concentrations observées dans l’environnement de plusieurs sites sont en diminution en raison de la réduction de leurs rejets. Pour certains de ces sites, cette diminution est intervenue depuis la période précédente 2015-2017 ; pour les autres, les résultats de mesure acquis entre 2018 et 2020 confirment des diminutions déjà amorcées depuis plusieurs années.

Lien vers le bilan

Evolutions réglementaires

Pas encore de texte en ce début d’année 2022.

Janvier 2022

Nous allons commencer par vous souhaiter une très bonne année 2022, en espérant que les fêtes de fin d’année auront été source de joies et de bonheurs. Et nous vous espérons toutes et tous en très bonne santé.

Rappel des JTs

Nous serons ravis de vous voir lors des 4èmes journées techniques qui auront lieu les jeudi 19 et vendredi 20 mai 2022 au Cirque Imagine à Lyon.

N’hésitez pas à adhérer à l’association car vous allez bénéficier d’un tarif préférentiel.

Rappel règles RGPD

Avec cette nouvelle réglementation, il nous faut votre consentement explicite pour continuer de vous envoyer des mots doux. Il va donc falloir agir... Nous allons effacer notre base de données. Si vous souhaitez recevoir notre gazette et les dernières infos du Cirkus (rares, mais indispensables pour passer une bonne journée), vous pouvez vous inscrire sur le module juste à droite de cet article.
Si vous étiez déjà inscrit, vous avez dû recevoir une demande par mail pour confirmer votre souhait de continuer de recevoir de nos nouvelles.

Et si jamais vous voulez changer de mail, il faudra renseigner le nouveau dans l’encart prévu à cet effet sur le site : “La Gazette du Cirkus”. C'est aussi simple que cela.

Ouais, au Cirkus, on n'aime toujours pas la pub, les cookies, et les atteintes à la vie privée et la liberté d'expression. On n'aime pas non plus les salsifis, mais ça c'est une autre histoire.

Les évolutions réglementaires attendues pour 2022

Lors de la dernière réunion du groupe permanent des experts radioprotection et médicaux de cette mandature, qui s’est tenue le 7 décembre (il va y avoir un renouvellement l’an prochain), les différentes institutions nous ont fait le point sur les textes à venir.

Pour la partie code du travail :

Nous attendions l’arrêté du 12 novembre modifiant les arrêtés PCR / OCR et vérifications. C’était nécessaire pour une mise en conformité par rapport au décret.

Il y a eu également la prise en compte des certifications et l’augmentation des niveau des auditeurs.

Côté travaux en cours, la DGT a entamé la rédaction de l’arrêté sur les entreprises extérieures en INB, en spécifiant bien (mais c’était déjà le cas avant) que cela ne s’appliquait qu’à partir de la zone jaune. Il faut bien noter que certains exploitants nucléaires sont plus royalistes que le roi en exigeant des certifications pour des personnes entrant en zone contrôlée verte, voire en zone surveillée !!

L’institution a également ouvert les travaux sur la certification des services de santé au travail, sur la qualification des médecins du travail et leur formation…. Et cela devrait toucher TOUS les médecins du travail en matière de formation.

Pour le deuxième semestre 2022, ce sera le démarrage des travaux sur la conformité en matière de radiologie industrielle. Le décret de 1985 devrait être révisé ainsi que les arrêtés Camari et appareils.

On attend également une mise à jour de la liste des organismes vérificateurs accrédités (OVA) sur le site du ministère.

Côté ministère de l’écologie (DGPR):

Nous attendons la sortie de l’arrêté coefficients de dose (en lien avec la DGS et la DGT). Il devrait y avoir une consultation ASN début 2022 et la publication devrait intervenir au premier semestre 2022. L’application sera pour plus tard car cela va engendrer pas mal de modifications notamment chez les exploitants nucléaires.

L’arrêté vérifications environnement est passé en consultation du public.

Il y aura aussi des éléments pour les modalités d’agréments OARP pour l’environnement.

Enfin côté ASN :

L’institution procède à la mise en ligne de projet de décisions sur l’agrément des organismes radon, la formation des opérateurs et les modalités de transmission des résultats.

Il va y avoir un projet de décision sur les obligations de l’assurance de la qualité en thérapie.

Novembre 2021


Vous avez dit nucléaire

En cette fin d’année 2021, on reparle de nucléaire, puisqu’on parle préservation du climat, gaz à effet de serre, CO2, etc..

On s’intéresse en particulier aux petits réacteurs nucléaires (Small Modular Reactor – SMR).

Et même si le monde politique en parle (y compris au plus haut de l’état), nous en resterons aux aspects technologiques si vous le voulez bien.

L’IRSN a fait une note d’information sur ce sujet.

Les réacteurs modulaires de faible puissance (ou small modular reactors - SMR), de moins de 300 MWe, suscitent depuis plusieurs années un intérêt croissant dans le monde. Pour leurs promoteurs, ils constituent un moyen de production d’électricité pouvant satisfaire des besoins variés, comme exploiter la cogénération et se prêter à des applications non électriques (chaleur industrielle, production d’eau douce...) ; ils constituent une solution adaptée pour des régions isolées ou disposant d’infrastructures limitées. Leurs concepteurs affichent aussi des performances accrues en matière de sûreté grâce à des dispositifs de sûreté intrinsèque et  passive. Certains concepts proposent une architecture permettant l’installation de plusieurs modules indépendants les uns des autres pour atteindre une puissance globale plus importante (de l’ordre de 600 – 800 MWe).

Il faudra quand même un peu de temps, même si des recherches avaient été menées dans ce sens, pour en voir un rapide développement industriel.

On évoque également les réacteurs au thorium.

Des tests imminents vont être réalisés en Chine concernant un nouveau réacteur nucléaire expérimental utilisant le thorium comme combustible. Bien que ce type de combustible ait déjà été testé auparavant, un certain nombre de personnes affirme que la Chine a cette fois de bonnes chances de parvenir au stade commercial de cette technologie.

Et on nous pose souvent la question : pourquoi n’a-t-on pas développé cette technologie  et pourquoi a-t-on utilisé l'uranium ?

Réponse simple : le général De Gaulle voulait que la France dispose de l'arme atomique. Et avec le thorium, c'est impossible de fabriquer une bombe, techniquement parlant, car il n'y a que d'infimes quantités de matières fissiles et que l'on ne peut en créer. C'est de la physique nucléaire contre laquelle on ne peut aller.

Mais si la France dispose officiellement de l’arme atomique, cela explique pourquoi elle est membre permanent du conseil de sécurité des Nations Unies.

Révision de texte

Le texte n’est pourtant pas si vieux...

Arrêté du 18 décembre 2019 relatif aux modalités de formation de la personne compétente en radioprotection et de certification des organismes de formation et des organismes compétents en radioprotection

Il a suscité pas mal de questions. Du coup la DGT a fait un questions-réponses sur ce sujet.

Protection des travailleurs contre les risques dus aux rayonnements ionisants
Arrêté du 18 décembre 2019« OF-PCR, OCR, OCA, CRP »

Qui a d’ailleurs fait l’objet de modifications en juin 2021.

Il fallait bien se rendre à l’évidence ! Une réécriture avec quelques modifications s’imposait.

Il y avait quelques précisions dans le corps du texte à apporter.

Mais ce sont surtout les annexes IV concernant le processus de certification des organismes de formation et l’annexe VII concernant le processus de certification des organismes compétents en radioprotection qui ont été totalement revues.

Plusieurs retours ont eu lieu depuis le début de la mise en place du système sur les disparités qu’il pouvait y avoir en matière de certification des différents organismes (aussi bien OCR qu’organisme de formation).

À l’évidence, les exigences ne sont pas les mêmes et les niveaux ne sont pas les mêmes. Il y a même des demandes en-dehors du cadre réglementaire (et même, en-dehors du bons sens, pour ne pas dire ubuesques) de la part d’auditeurs, voire aussi de la part d’inspecteurs. Nous avons des perles et quelques exemples en stock, mais nous ne voudrions pas mettre en porte-à-faux les audités.

C’est ce qui a conduit la DGT à réviser le texte et en particulier les exigences relatives à la qualification des auditeurs des organismes de certification.

Le texte a été soumis à l’approbation de l’ASN, de l’IRSN. Il devait être publié rapidement, mais rien pour l’instant.

Reportage de l'INRS

Un reportage de l'INRS intitulé Rayonnements ionisants, un risque invisible a été diffusé le 21 octobre 2021. Si vous l'avez raté, le replay est disponible sur la chaine YouTube de l'INRS.

Un très bon reportage de vulgarisation de la gestion du risque lié au risque d'exposition aux rayonnements ionisants, dans lequel "des experts feront le point sur les moyens de prévention des rayonnements ionisants et des entreprises témoigneront de leurs actions en la matière".

Une imprécision a été relevée par les klowns sur la nécessité de désignation d'une CRP pour un établissement en cas d'intervention pour des tirs radios par une entreprise sous-traitante.
Cet échange est à retrouver sur le forum par ici.

Reportage sur le chantier d'ITER

Voici une autre vidéo relativement récente et qui fait le point sur le chantier d'ITER. Elle fait une cinquantaine de minutes.
Elle reprend également les principes de la fusion et les différents éléments de la machine.
Une discussion est ouverte sur le forum par ici.

Décembre 2021

Nous voici arrivés au terme d’une année qui n’a pas été aussi compliquée que 2020, mais pas facile quand même. Ce fut le cas pour les réunions, les rencontres, le contact en réel…, car jusqu’à l’été, ce n’était pas simple de se retrouver.

Le Cirkus

Pour une fois nous allons vous parler de nous. Nous venons de faire une réunion du bureau du Cirkus. Plusieurs éléments ont été discutés et en particulier, l’organisation des 4èmes journées techniques en 2022.
Non, vous ne rêvez pas ! Vous pouvez immédiatement noter en gras, en couleur, en ce que vous voulez, les dates dans votre agenda. Nous avons d'ailleurs fait une annonce particulière à ce sujet.

Elles auront lieu les jeudi 19 et vendredi 20 mai 2022 au Cirque Imagine à Lyon.

Nous allons mettre les bouchées triples pour vous proposer un programme attractif et faire revenir les exposants que certains n'ont pas vus depuis longtemps.
Côté  « surprises », mais chut il ne faut pas en parler trop fort, nous travaillons sérieusement sur notre site…. Nous ne vous en dirons pas plus pour le moment.

Nostalgie

Au tout début de notre association, nous avions lancé la gazette du Cirkus. C’est avec une certaine nostalgie que nous avons relu ces anciens numéros. Il y en a eu 15, jusqu’en 2013.
Pour ceux qui voudraient les consulter, nous pourrons vous les envoyer.
Nous annoncions régulièrement la naissance des réseaux PCR. C’est pour cette raison que sur le forum vous avez un espace qui leur est dédié.
Maintenant ils sont grands et il y a la coordination de ces réseaux assurée par la CorPar.

Mais il y a parfois des difficultés à trouver des bénévoles pour faire vivre ces associations. C’est le cas pour le réseau ESTRAD (Bourgogne – Franche-Comté). Contactez-les si vous avez envie de vous investir.

Le salon WNE

La World Nuclear Exhibition s’est tenue du 30 novembre au 2 décembre au parc des expositions de Villepinte. Les annonces gouvernementales et le déplacement de ministres lors de la première journée ont dopé les entreprises, et la journée de mercredi a été particulièrement animée avec moult visiteurs. La journée de jeudi était en partie destinée aux étudiants et nous avons vu pas mal de jeunes dans les allées.
On avait l’impression de la foire de Paris dans le domaine du nucléaire.
Des membres du Cirkus s’y sont d’ailleurs retrouvés, Champi et Iron Kloug. Nous y venions à plusieurs titres : rencontrer des personnes que nous n’avions pas vues depuis longtemps, redire à certains exposants qui nous suivent depuis longtemps que les 4èmes journées auraient bien lieu en mai prochain à Lyon. Beaucoup nous ont déjà confirmé qu’ils seraient avec nous.
Et puis aussi démarcher les entreprises pour qu’elles accueillent des stagiaires issus des formations initiales. Nous avons pu glaner quelques informations que nous nous sommes empressés de transférer aux responsables pédagogiques des cursus dans lesquels nous intervenons, les uns et les autres.
Pour plus d’infos (étudiants ou formateurs) contacter notre kloug.

Réglementation

En attente de l’arrêté qui va modifier l’arrêté PCR/OCR et l’arrêté vérifications.
Ce devait être rapide, mais il doit y avoir des grains de sable dans la machine administrative.

Octobre 2021

Bilan des expositions IRSN de l'année 2020

Et voici, comme chaque année, le bilan dosimétrique des travailleurs pour l’année 2020. Année ô combien particulière puisque la crise sanitaire est passée par là et que certaines activités ont été réduites.

En 2020, 387 452 travailleurs ont été suivis pour leur exposition aux rayonnements ionisants du fait de leur activité: 364 614 travailleurs dans des activités civiles du domaine nucléaire, de l’industrie, de la recherche et du médical ou dans des installations et activités intéressant la défense, et 22 838 travailleurs suivis pour une exposition à la radioactivité naturelle. Comme les années précédentes, c’est dans le domaine médical (59 %) et dans le domaine nucléaire (22 %) que les effectifs se trouvent principalement.

Les effectifs sont d’ailleurs en baisse puisqu’en 2019, c’était plus de 395 000 personnes qui étaient suivies.

La dose collective pour l’ensemble des travailleurs suivis s’établit en 2020 à 72,5 H.Sv, soit 35 % de moins par rapport à 2019. Cette diminution concerne tous les domaines d’activité, mais est principalement liée au report de certains travaux de maintenance dans l’industrie nucléaire et à la diminution des doses reçues par le personnel navigant exposé au rayonnement cosmique, du fait de la baisse du trafic aérien, en lien avec la situation sanitaire due à la COVID-19.

Il en est de même pour la dose individuelle moyenne qui est de 0,78 mSv et est en baisse de 35% par rapport à 2019 (1,20 mSv) pour des raisons similaires. Plus de 94 % des travailleurs suivis ont reçu une dose annuelle inférieure à 1 mSv.

C’est sur ce point que l’on peut porter la réflexion, et en particulier sur les 76 % des personnes qui ont eu potentiellement une dose inférieure à la limite de détection (pour rappel, certains dosimètres à lecture différée ont un seuil à 50 µSv). Est-ce qu’un classement est toujours justifié ? Évidemment cela ne concerne QUE les personnes qui portent leurs dosimètres et nous savons tous pertinemment que certaines d’entre elles ne veulent pas les porter. C’est un peu pour agiter les cocotiers, entamer des discussions et faire réagir…

Concernant les dépassements de limite, il y a plusieurs chiffres selon les tableaux et même certains dépassements qui n’ont pas été validés par les médecins du travail. Visiblement il y a eu 6 dépassements (5 externes et 1 interne) dont 5 ont été retenus par défaut, en l'absence d'un retour du médecin du travail sur les conclusions de l'enquête. Cela reste cependant marginal (sauf pour les concernés qui doivent faire les déclarations associées et les analyses).

On peut également se poser des questions sur la dosimétrie extrémités (car il est évident que si on ne porte pas de dosimètres, il n’y a pas de dose) ou de la dosimétrie interne (plutôt bien implantée dans le domaine nucléaire, mais pas forcément ailleurs).

Comme chaque année, l’IRSN fait des focus sur des thèmes particuliers pour étayer le rapport.

Cette année, on trouve des éléments, sur les points suivants :

  • Le suivi rétrospectif de l’exposition des 50 travailleurs les plus exposés en 2020 (qui ont déjà reçu des doses élevées par le passé).

  • L’exposition du cristallin de l’œil des travailleurs dans le domaine médical

  • L’exposition des travailleurs du secteur du démantèlement dont le risque prépondérant, se confirme être la contamination interne.

  • L’exposition des travailleurs prestataires du nucléaire

  • L’exposition des travailleurs dans le secteur de la production et du conditionnement des radio-isotopes dans les cyclotrons

  • L’exposition des personnels navigants

  • L’exposition des travailleurs au radon, en mentionnant que l’analyse des données disponibles ne permet pas de réaliser un bilan exhaustif de cette exposition. A priori cela indique des disparités suivant le secteur d’activité mais que les expositions restent globalement faibles sur ces cinq dernières années.

Ce dernier point sera à vérifier dans les années futures, surtout dans le cas où les coefficients de dose seraient modifiés.

Réglementation

On souffle un peu après un mois d’août fourni.