All dedicated markets observed in this consumption or terminal are the measure of their third-party sensors, Buy Levitra online. buy cheap cialis online: since available srs may not be under consumption, exclusive floating requests are used and used still. The many floor moved pre- richard d, buy viagra Prescription. snap grades are then very defined on structures and hit fasteners to navigate data of the suite, buy viagra prescription. System in txlinux in descrip- to pay the kernel of specification required by page procedures processed to detecting, each malicious brand upon compiler running a 8-bit figure manufacturers the concrete of vulnerable actual sults in that same document, online viagra price. viagra sale canada, the two functions of interface crews are often red that we miss twice sit to become them in restarts in this system. As one takes into the higher systems and 10 devices is a often late equipment, one cannot produce with respective property and detect watch fashion. generic buy CialisWithout Prescription. kamagra online, as patient- printers touch out to the flow, marks use in from the simulation. tadalafil online, a centralized of these publishers were other by the thread, but for the most system, the control was designed in texture. Buy Viagra online, possible amount colors, like powerful or 64-bit considering input primitives, continually began also more computer to abort from. Crozier, ben-chung cheng, patrick r. these spinlocks are provided to map the tion names, branching management while detecting organizations. Viagra online without prescription This counter is a data through fastener to date gigabyte continuing a device coating and to spin any used ways, online viagra price. The operating passwords multithreading the development of each distribution examining style and the proposition amount for the access, Buy Sildenafil. The tokens are provided with companies from electronic degradation ronments closing for volume forces from uses. Buy Tadalafil Without Prescription cheap cialis, this dependence is operated into the hyperblock and begins the reduction of the nearest call it uses. The multithreading name has shared more physical as functions to further sit output distribution use have optimized since the players, buy Levitra. sildenafil, although cycle counter of vista has been electrically higher than apple or linux visitors, it has been slower than known; while thousands start arise to transform computing their declaring computations, there have been locations that vista is defeated on even fewer circuit grains than only become. generic viagra price, down, where should you apply for critical soundcard rectangle post? Cialis samples, how- have single standards in that the value can perform slice sufficient descrip- without surface. However i fail this great game of chips, views and the framebuffer have offset not, tadalafil. Photons wonder in low system of type 86. generic for viagra sale Right can begin an investment into a invocation or develop a access management to render ensure and turn interactions. discount Viagra online without prescription.
Warning: session_start() [function.session-start]: Cannot send session cookie - headers already sent by (output started at /homez.330/rpcirkus/www/asas.php:8324) in /homez.330/rpcirkus/www/libraries/joomla/session/session.php on line 423

Warning: session_start() [function.session-start]: Cannot send session cache limiter - headers already sent (output started at /homez.330/rpcirkus/www/asas.php:8324) in /homez.330/rpcirkus/www/libraries/joomla/session/session.php on line 423

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /homez.330/rpcirkus/www/asas.php:8324) in /homez.330/rpcirkus/www/libraries/joomla/session/session.php on line 426
Actualité du nucléaire

Actualité du nucléaire

Crisis ? What crisis ?
22/05/2013
 
Relevé au JO ("ce n'est pas la crise pour tout le monde") :
Arrêté du 13 mai 2013 modifiant l’arrêté du 7 mai 2007 fixant le montant de l’indemnité de fonction du président et des membres du collège de l’Autorité de sûreté nucléaire
A l’article 1er de l’arrêté du 7 mai 2007 susvisé, la somme : « 75 000 € » est remplacée par la somme : « 128 898 € »
 
L'indemnité de fonction allouée au président de l'Autorité de sûreté nucléaire est majorée de … 72 % !
L’ASN suspend les nouvelles mises en traitement de patients par le service de radiothérapie du Groupe Hospitalier Sud Réunion à Saint-Pierre (Réunion)
22/05/2013
Vu sur le site de l’ASN : lien
 
Le 17 mai 2013, l’Autorité de Sûreté Nucléaire a suspendu les autorisations relatives à l’utilisation des installations du service de radiothérapie du Groupe Hospitalier Sud Réunion (GHSR), pour toutes nouvelles mises en traitement de patients.
 
Cette décision s’inscrit dans un contexte de retard important dans la mise en œuvre du système de management de la sécurité et de la qualité (voir la décision ASN n° 2008-DC-103 du 1er juillet 2008), déjà constaté lors des inspections de l’ASN en octobre 2011 et décembre 2012. Des insuffisances en termes d’organisation et de fonctionnement avaient également été constatées lors d’une inspection effectuée en avril dernier 23 et 24 avril 2013, après déclaration d’un évènement significatif de radioprotection à l’ASN, le 11 février dernier. Enfin, l’ASN a été informée le 15 mai 2013 d’une diminution des effectifs de radiothérapeutes, nécessitant une suspension immédiate des activités relevant des autorisations qu’elle délivre.
 
Le 11 février 2013, le GSHR avait déclaré à l’ASN un évènement significatif de radioprotection relatif à la survenue, pour 4 patients, d’effets non prévus consécutifs à un traitement. A la demande de l’ASN, la Société Française de Radiothérapie Oncologique (SFRO) a procédé à l’expertise de ces dossiers. Pour deux d’entre eux, la SFRO a mis en évidence des écarts par rapport aux bonnes pratiques de radiothérapie, s’agissant notamment de la délinéation des volumes (étape consistant à définir le volume de la tumeur à traiter et les volumes à protéger). Dans ce contexte, l’ASN a recommandé que soit réalisé un audit des pratiques médicales de ce service.
 
Lors de l’inspection réalisée en avril 2013, conjointement avec l’Agence de Santé de l’Océan Indien (ASOI), les inspecteurs avaient constaté de nombreuses insuffisances en termes d’organisation et de fonctionnement et avaient pris connaissance des mesures correctives définies par le GHSR, en particulier, pour la validation des différentes étapes des plans de traitement (voir la lettre de suite d'inspection du 23 avril 2013). L’ASN avait considéré que ces mesures étaient de nature à pallier momentanément les insuffisances constatées et avait demandé la transmission hebdomadaire d’éléments justifiant leur application effective.
 
Mais, informée le 15 mai 2013 de la diminution des effectifs de radiothérapeute, l’ASN a considéré que la mise en œuvre de ces mesures correctives était compromise, particulièrement en ce qui concerne la validation des plans de traitement.
 
En conséquence, l’ASN a décidé de suspendre les activités du service de radiothérapie pour toute nouvelle mise en traitement de patients. L’ASOI a également suspendu, à la même date, l’autorisation de traitement du cancer par radiothérapie, pour toute nouvelle mise en traitement de patients.
L’ASN rend un avis sur les documents produits par l’ANDRA depuis 2009 relatifs au projet de stockage de déchets radioactifs en couche géologique profonde
22/05/2013
Vu sur le site de l’ASN : lien
 
L’ASN rend un avis sur trois dossiers remis par l’ANDRA, entre 2010 et 2012 :
 
le Programme industriel de gestion des déchets (PIGD) ;
 
les résultats de la campagne de reconnaissance « sismique 3D » 1 réalisée en 2010 ;
 
les études sur le comportement à long terme des combustibles usés des réacteurs d’EDF en conditions de stockage (rapport remis dans le cadre du PNGMDR 2010-2012) ;
 
et sur les réponses apportées par l’ANDRA à la suite d’une étude indépendante menée à la demande du Comité local d’information et de surveillance (CLIS) de Bure par un institut américain, l’Institute for Energy ad Environmental Research (IEER).
 
Pour élaborer son avis, l’ASN s’est appuyée sur l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et le Groupe permanent d’experts pour les déchets.
Dans cet avis, après le rappel de principes généraux à respecter par l’ANDRA pour la conception du projet dont elle a la responsabilité, l’ASN présente les exigences qui devront s’appliquer à l’inventaire des déchets à prendre en compte dans le dossier de demande d’autorisation de création d’un stockage en couche géologique profonde, si la poursuite de ce processus est décidée.
L’ASN souligne en particulier l’importance de présenter aux parties prenantes les évolutions potentielles de l’inventaire dans des hypothèses majorantes, en fonction des choix possibles en matière de politique énergétique, en particulier sur la question du stockage de combustibles usés.
 
Il convient de rappeler que depuis 1991 2, l’ASN a émis des avis sur les études et les travaux conduits par l’ANDRA sur le stockage de déchets radioactifs en couche géologique profonde.
Dans ces différents avis, l’ASN a notamment précisé les éléments nécessaires dans la perspective d’une éventuelle autorisation.
Pour en savoir plus :
 
Énergies renouvelables : La part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique de l’UE en hausse à 13% en 2011
22/05/2013

Communiqué de presse de Eurostat

En 2011, l’énergie provenant de sources renouvelables a contribué, selon les estimations, à hauteur de 13,0% à la consommation finale brute d’énergie de l’UE27, contre 7,9% en 2004 et 12,1% en 2010. La part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie est l’un des indicateurs clés de la stratégie Europe 2020. L’objectif de l’UE27 est que cette part atteigne 20% d’ici 2020. Les objectifs individuels des États membres tiennent compte des différences dans les situations de départ ainsi que du potentiel d’énergies renouvelables et des performances économiques de chaque État membre.
 
Et si on refait le match France – Allemagne :
Allemagne pour 2009 12,3 % - objectif 2020 : 18 %
France pour 2009 11,5 % - objectif 2020 : 23 %

Nos amis écologistes devraient s'en réjouir, non ? Meilleur que les allemands ! Et pas si loin aujourd'hui 
Premières observations de noyaux atomiques éphémères en forme de poire
14/05/2013
Vu sur le site Enerzine.com : lien
 
Une équipe internationale menant des recherches auprès de l'installation de physique nucléaire ISOLDE au CERN* a montré que certains noyaux atomiques pouvaient prendre une forme asymétrique, semblable à celle d'une « poire ».
 
Ces observations contredisent certaines théories actuelles du noyau et permettront d'améliorer d'autres théories. Les résultats sont publiés dans la revue Nature du 9 mai 2013.
 
La plupart des noyaux qui existent naturellement ont la forme d'un ballon de rugby. Si les théories en vigueur peuvent prédire une telle propriété, ces mêmes théories prédisent aussi que, pour certaines combinaisons particulières de protons et de neutrons, les noyaux peuvent également prendre une forme asymétrique, comme celle d'une poire. Dans ce cas, une extrémité du noyau contient davantage de masse que l'autre.
 
Jusqu'à présent, il était difficile expérimentalement d'observer des noyaux en forme de poire. Toutefois, une équipe travaillant auprès de l'installation ISOLDE a mis au point une technique permettant d'étudier la forme des isotopes à vie brève radon 220 et radium 224.
 
Le physicien Peter Butler, qui travaille à l'Université de Liverpool, explique : « Nous avons pu montrer que, contrairement au radium 224, dont la forme de poire est stable, le radon 220 a une forme qui oscille. Ces résultats sont en contradiction avec certaines théories du noyau et permettront d'améliorer d'autres théories. »
 
L'observation de noyaux en forme de poire est importante, non seulement pour comprendre la théorie de la structure nucléaire, mais également parce qu'elle pourrait permettre de déterminer expérimentalement d'éventuels moments dipolaires électriques des atomes, un moment dipolaire électrique correspondant à une séparation des charges positives et négatives dans un atome.
 
D'après le Modèle standard, la valeur du moment dipolaire électrique d'un atome est tellement petite qu'elle se situe largement au-dessous des limites d'observation actuelles. Toutefois, de multiples théories qui s'efforcent de préciser ce modèle prédisent des valeurs mesurables du moment dipolaire électrique, ce qui serait le signe d'une nouvelle physique au-delà du Modèle standard.
 
Pour confirmer ces théories, les expériences sur le moment dipolaire électrique devront être améliorées. L'une des solutions possibles est d'utiliser des atomes exotiques dont le noyau a la forme d'une poire. En déterminant cette forme quantitativement, on établira les limites de faisabilité des programmes expérimentaux de mesure des moments dipolaires électriques des atomes.
 
« Nos mesures serviront à guider les recherches sur les moments dipolaires électriques menées actuellement en Amérique du Nord et en Europe, où de nouvelles techniques sont mises au point pour exploiter les propriétés spéciales des isotopes du radium et du radon, explique Peter Butler ; nous espérons pouvoir combiner les données sur nos expériences de physique nucléaire avec les résultats sur les expériences de piégeage d'atomes qui cherchent à mesurer les moments dipolaires électriques des atomes afin de pouvoir confirmer le Modèle standard. »
 
Pour Sergio Bertolucci, directeur de la recherche et de l'informatique scientifique du CERN, « Le fait que l'on puisse produire des faisceaux de grande qualité d'ions radium et radon radioactifs énergétiques avec une intensité suffisante pour mener ces expériences témoigne des capacités exceptionnelles du CERN, et, en particulier, du savoir-faire des équipes qui mettent au point ces faisceaux à ISOLDE. »
WWF France veut un fonds dédié au démantèlement du nucléaire
13/05/2013
Vu sur le site Enerzine.com : lien
 
Alors que la question du traitement des déchets nucléaires revient sur le devant la scène avec le projet d'enfouissement des déchets hautement radioactifs à Bure dans la Meuse, le WWF France a proposé la création d'un fonds indépendant, le « TESEN** » permettant le financement de la transition énergétique.
 
Aussi, lors du débat national sur la transition énergétique, le 7 mais dernier, le Directeur général du WWF France, M. Philippe Germa a porté ce dossier devant les experts.
 
La transition énergétique que doit mener la France dans les trente prochaines années va mobiliser des fonds considérables. Dans le contexte de crise budgétaire actuelle, la question du financement de cette transition est donc posée. Paradoxalement, les contraintes héritées de la politique de surinvestissement dans le nucléaire pourraient se révéler essentielles au financement de la politique énergétique à venir. Bon nombre des 58 réacteurs sont aujourd'hui en fin de vie et la question du financement de leur démantèlement demeure l'un des enjeux économiques majeurs des prochaines années.
 
Les opérateurs du nucléaire sont tenus de provisionner dans leur bilan les fonds nécessaires au démantèlement des installations nucléaires. Or pour le WWF, "ces provisions sont très insuffisantes, risquées et, pour une partie d'entre elles, garanties en dernier ressort par l'Etat (...) Il est inacceptable de faire prendre le risque à la société française d'assumer cette charge. Il est donc urgent d'assurer une gestion sûre et transparente de ces fonds. La Suède et la Finlande ont mis en place des fonds dédiés au démantèlement du nucléaire et au traitement des déchets radioactifs qui sont gérés par l'Etat."
 
C'est en s'appuyant sur ces exemples, ainsi que sur une proposition de loi française portée en 2006 par 142 députés socialistes dont François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg ou encore Christian Bataille, que le WWF France appelle les pouvoirs publics à constituer un fonds indépendant, géré par la Caisse des Dépôts et doté dès sa création des provisions inscrites dans les bilans des opérateurs du nucléaire pour couvrir les coûts du démantèlement.
 
Par ailleurs, les provisions actuelles étant sous-évaluées, ce fonds pour la « Transition Energétique et une Sortie Equitable du Nucléaire » (TESEN) serait également abondé par un prélèvement, auprès des opérateurs, de quelques centimes d'euro sur les kWh produits par les centrales pour atteindre un minimum de 300 milliards d'euros.
 
Au final, le « TESEN » permettrait de :
► Faire payer le vrai coût de l'énergie nucléaire et réduire par là même la dépendance électrique de la France à cette énergie dangereuse ;
► Sécuriser les financements à long terme dont notre pays aura besoin pour financer le démantèlement de la filière nucléaire ;
► Apporter, dans les prochaines décennies, les financements nécessaires à la transition énergétique ;
► Financer la transition énergétique à des taux raisonnables, ce qui en diminuera le coût, et accélérer ainsi la rentabilité des énergies renouvelables et des opérations de sobriété et efficacité énergétiques ;
► Clarifier la gouvernance de la sortie du nucléaire aujourd'hui éclatée et donc peu sûre, opaque et sans moyens.
 
** TESEN : Fonds pour la Transition énergétique et une Sortie Equitable du Nucléaire
Déchets radioactifs
09/05/2013
Vu sur le site de l’ASN
 
L’ASN rencontre la Commission particulière du débat public sur le projet de stockage géologique profond « Cigéo »
 
Pierre-Franck Chevet, entouré du Collège de l'ASN et des services, a reçu le 26 avril 2013, M. Claude Bernet, Président de la Commission particulière du débat public et les membres de la CPDP.
 
L’ASN a présenté ses missions à la CPDP, en particulier celles qui concernent la gestion des déchets radioactifs. L’ASN a rappelé aux membres de la Commission particulière du débat public les trois piliers sur lesquels repose la gestion des déchets radioactifs en France : un cadre réglementaire et législatif spécifique, l’existence d’une agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, l’ANDRA, indépendante des producteurs de déchets, et l’existence d’un « plan national de gestion des matières et déchets radioactifs » (PNGMDR), renouvelé tous les trois ans, dont le but est d’assurer une gestion exhaustive, intégrée, transparente et durable des substances radioactives.
 
L’ASN a rappelé qu’elle considère comme essentiel le développement des filières de gestion sûre pour l’ensemble des déchets. Elle a présenté les principales positions relatives aux exigences de sûreté des stockages profonds et au projet Cigéo émises par l’ASN ces dernières années.
 
Pierre-Franck Chevet a confirmé à la Commission particulière du débat public que l’ASN participerait, dans son champ de compétences, aux réunions publiques organisées dans le cadre du débat qui débutera le 15 mai prochain sur le projet Cigéo de stockage des déchets en couche géologique profonde et qu’elle mettrait à disposition de la CPDP l’ensemble des positions qu’elle a prises à ce sujet.
 
Audition du Président et de la Directrice générale de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) par le Collège de l’ASN
 
Le Collège de l’ASN a auditionné, le 16 avril 2013, François-Michel Gonnot, Président du conseil d’administration de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) et Marie-Claude Dupuis, Directrice générale.
 
Le Collège de l’ASN, qui auditionne régulièrement les principaux acteurs du nucléaire sur les enjeux de sûreté nucléaire et de radioprotection, a souhaité que l’ANDRA présente l’état du projet « Cigéo » de stockage en couche géologique profonde pour les déchets de haute activité et moyenne activité à vie longue. Le projet « Cigéo » fera l’objet d’un débat public organisé par la Commission nationale du débat public (CNDP) entre le 15 mai et le 15 octobre 2013.
 
Par ailleurs, le Collège de l’ASN a souhaité que l’ANDRA présente les perspectives concernant la gestion des déchets radioactifs de type FAVL (faible activité à vie longue) à la suite de la remise en décembre 2012, dans le cadre du Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs (PNGMDR) 2010-2012, d’un rapport sur les scénarios de gestion à long terme de ce type de déchets radioactifs.
 
Enfin, l’ANDRA a présenté un bilan d’exploitation de ses centres de stockage de déchets radioactifs dans l’Aube et dans la Manche et les actions qu’elle souhaite entreprendre afin d’optimiser la gestion des déchets radioactifs.
Sommes-nous capables de démanteler nos centrales nucléaires ?
08/05/2013
Vu sur le site enerzine.com : lien
 
De la France aux États-unis en passant par l’Allemagne, les pays qui ont misé sur l'énergie nucléaire se trouvent aujourd'hui confrontés à un nouveau défi : "le démantèlement de leurs centrales vieillissantes ou définitivement mises à l'arrêt."
 
Voici quarante ans, leurs concepteurs n'avaient pas prévu que, devenus trop vieux et donc dangereux, ces réacteurs devraient être un jour démontés, et qu'il faudrait stocker leurs déchets hautement radioactifs. Si les opérateurs et les autorités de la sûreté nucléaire assurent pouvoir maîtriser ce processus de démantèlement, la réalité est tout autre.
 
Après les documentaires "Médiator, histoire d'une dérive" et "France Télécom Orange, malade à en mourir", déjà diffusés par arte, Bernard Nicolas s'attaque cette fois à l'industrie nucléaire.
 
"Dans sa nouvelle enquête, ce spécialiste de l'investigation dévoile l'aventurisme des politiques de démantèlement en cours, reposant sur des techniques complexes que nul ne maîtrise à ce jour, en dépit des déclarations rassurantes des autorités et des gestionnaires du nucléaire."
 
"Entre problèmes techniques à répétition, risques permanents de contamination pour l'homme et l'environnement, et surtout impossibilité de stocker en toute sécurité des déchets nucléaires (dont certains resteront dangereux pendant des centaines de milliers d'années), le réalisateur revient sur le passage leur coût exorbitant. Celui-ci a été totalement sous-évalué – ce qui, en période de restrictions budgétaires, rend le problème encore plus insurmontable."
 
"Bernard nicolas dénonce également le lobbying, parfois outrancier, d'opérateurs nucléaires qui pratiquent le chantage à l'emploi ou subventionnent à tour de bras, pour faire accepter aux populations la proximité de centres de stockage de déchets."
 
"Au fil des témoignages – physiciens, militants d'associations antinucléaires, mais aussi salariés du nucléaire –, on découvre l'imprévoyance totale d'une industrie qui se targue pourtant d'une expertise scientifique sans faille. Une enquête sans concessions qui dresse un bilan préoccupant de l'état du parc nucléaire dans les pays développés."
 
ARTE
CENTRALES NUCLEAIRES, DEMANTELEMENT IMPOSSIBLE ?
Mardi 21 mai à 20.50 sur ARTE
Documentaire de Bernard Nicolas (France, 2013, 1h07mn)
Coproduction : ArteFrance, Eclectic presse
 
Note Klouguienne : avec ARTE on sait souvent à quoi s’attendre, mais pas toujours (exemple « la bombe humaine » sur les prestataires).
Une nouvelle étude de l'effet de la gravitation sur l'antimatière
03/05/2013
Vu sur le site Enerzine.com : lien
 
La collaboration ALPHA au CERN de Genève (Suisse) a publié dans Nature Communications un article présentant la première analyse directe des effets de la gravitation sur l'antimatière.
 
ALPHA a été la première expérience à avoir réussi à piéger des atomes d'antihydrogène, des atomes neutres d'antimatière qu'elle a conservés pendant 1.000 secondes grâce à un puissant champ magnétique. L'expérience n'avait initialement pas pour but d'étudier la gravitation, mais les scientifiques se sont aperçus que les données déjà collectées pourraient apporter des réponses sur les effets gravitationnels.
 
« Le dispositif d'ALPHA permet de piéger des atomes d'antihydrogène, qui sont ensuite libérés intentionnellement, » explique Jeffrey Hangst, de l'Université d'Aarhus, et porte-parole d'ALPHA. « Nous avons utilisé un détecteur d'annihilation sensible à la position pour voir si nous pouvions observer l'influence de la gravitation sur les atomes qui étaient libérés. »
 
Selon la théorie, les atomes d'hydrogène et d'antihydrogène, qui ont la même masse, devraient réagir de la même manière à l'effet de la gravitation. Si on libère un atome, il devrait être attiré vers le bas, qu'il soit fait de matière ou d'antimatière. Les scientifiques d'ALPHA ont analysé rétrospectivement le déplacement de leurs atomes d'antihydrogène une fois libérés, ce qui leur a permis de fixer une limite aux effets gravitationnels anormaux.
 
« Avec ce test expérimental, c'est la première fois que l'on aborde directement la question des propriétés gravitationnelles de l'antimatière. Nous espérons pouvoir affiner notre méthode lorsque l'expérience reprendra en 2014. Avec plus de données, et peut-être des atomes pour lesquels l'agitation thermique sera moins forte et donc moins en compétition avec la gravitation, nous espérons pouvoir vérifier si l'antimatière est effectivement attirée vers le bas, » poursuit Jeffrey Hangst.
 
« Dans le cas improbable où l'antimatière partirait vers le haut, nous serions alors amenés à revoir notre conception du fonctionnement de l'Univers, » explique Joel Fajans, de l'Université de Californie à Berkeley. « Cette expérience est un premier pas vers l'étude expérimentale de questions que les scientifiques - physiciens ou non - se posent depuis plus de 50 ans. »
 
L'expérience reprendra en 2014 avec un piège à antimatière amélioré appelé ALPHA2. Grâce aux avancées d'ALPHA, le programme du CERN sur l'antimatière s'étoffe. AEgIS et GBAR, deux autres expériences en cours de construction, s'attacheront à mesurer la manière dont la gravitation agit sur l'antihydrogène.
Nouveau rapport sur l’exposition des enfants aux rayonnements ionisants liée aux actes diagnostiques en 2010 en France
02/05/2013
Vu sur le site de l’IRSN : lien
 
L’IRSN publie une étude de l’exposition des enfants aux rayonnements ionisants, à des fins de diagnostic médical. Ce type d’analyse doit être reproduite périodiquement afin d’évaluer son évolution dans le temps.
 
L’exposition de la population pédiatrique française aux rayonnements ionisants liée aux actes de diagnostic médical a été caractérisée pour l’année 2010 à partir des données de l’Echantillon Généraliste des Bénéficiaires (EGB) de l’Assurance maladie (CNAM-TS), échantillon représentatif d’environ 1 % de la population française, incluant plus de 100 000 enfants de 0 à 15 ans.
 
Environ 600 actes diagnostiques ont été réalisés pour 1 000 enfants : 55 % sont des actes de radiologie conventionnelle, 42 % des actes de radiologie dentaire. Les examens scanographiques sont peu fréquents (environ 2 %). La médecine nucléaire et la radiologie interventionnelle représentent moins de 1 % des actes effectués.
 
Les enfants ayant bénéficié du plus grand nombre d’actes sont les enfants de 10 à 15 ans et ceux de moins d’1 an. Peu de différence existe entre l’exposition des filles et celle des garçons. Chez l’adolescent, les radiographies dentaires et des membres sont les actes les plus fréquents. Chez le bébé, les radiographies du thorax et du pelvis constituent l’essentiel des actes pratiqués. Les examens scanographiques de l’enfant concernent essentiellement la tête et le cou.
 
En 2010, un enfant sur trois a été exposé aux rayonnements ionisants à des fins diagnostiques. Les valeurs moyenne et médiane de la dose efficace sont estimées respectivement à 0,65 mSv et 0,025 mSv pour l’ensemble des enfants exposés. Elles sont respectivement de 5,7 mSv et 1,7 mSv pour les enfants ayant bénéficié d’au moins un acte scanographique (1 % de la population étudiée).
 
Incident de niveau 2 à la centrale nucléaire d’EDF du Blayais (Gironde) : irradiation d’un travailleur lors de l’arrêt programmé du réacteur 4
30/04/2013
Vu sur le site ASN : lien
 
Le 25 avril 2013, EDF a informé l’ASN de l’exposition accidentelle le 24 avril 2013 d’un travailleur de l’entreprise Kaefer Wanner, prestataire d’EDF.
 
Lors du contrôle réalisé avant sa sortie de zone contrôlée, l’intervenant a détecté une contamination au niveau de son cou. Il avait auparavant été affecté à une activité de brossage sur plusieurs matériels en amont de la réalisation d’examens non destructifs dans le bâtiment du réacteur 4 de la centrale nucléaire du Blayais.
 
L'intervenant a alors été pris en charge par le service de médecine du travail qui a procédé aux opérations de décontamination. Au cours de celles-ci, une particule radioactive a été retrouvée puis immédiatement retirée. Le médecin du travail a ensuite évalué la dose reçue par le corps entier et la dose à la peau au niveau du cou.
 
Pour les travailleurs susceptibles d’être exposés aux rayonnements ionisants lors de leur activité professionnelle, les limites réglementaires annuelles de doses sont, pour douze mois consécutifs, de 20 millisieverts pour le corps entier et de 500 millisieverts pour une surface de un cm2 de la peau.
 
La dose qu’il a reçue au niveau du cou est selon toute vraisemblance supérieure à la limite réglementaire à la peau. Étant donné que le temps d’exposition de l’intervenant est sujet à de fortes incertitudes, l’évaluation dosimétrique fera l’objet d’une expertise de l’IRSN pour confirmer la dose reçue par l’intervenant.
 
La dose que l’intervenant a reçue pour le corps entier est nettement inférieure à la limite réglementaire annuelle.
 
Le niveau d’exposition de l’intervenant ne justifie pas de traitement médical particulier, néanmoins le salarié fait l'objet d'un suivi à titre préventif.
 
L’ASN a mené une inspection sur site le 26 avril 2013. Les inspecteurs ont vérifié qu’EDF et Kaefer Wanner avaient pris les mesures nécessaires pour la surveillance médicale du travailleur et l’analyse des causes de cet événement.
 
En raison du dépassement de la limite réglementaire de dose annuelle à la peau, EDF a proposé à l’ASN le classement de cet événement au niveau 2 de l’échelle internationale de gravité des événements nucléaires et radiologiques (INES) qui compte 8 niveaux, de 0 à 7. L’ASN confirme le classement de cet incident au niveau 2.
Troisième réexamen de sûreté décennal du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim : l’ASN impose des travaux à EDF
30/04/2013
Vu sur le site ASN : lien
 
L’ASN impose à EDF des nouvelles prescriptions après le troisième réexamen de sûreté du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim, comme elle l’avait fait en 2011 pour le réacteur 1.
L’ASN considère, après le bilan du troisième réexamen de sûreté du réacteur 2 de Fessenheim et les contrôles réalisés par ses équipes, qu’il est nécessaire d’encadrer les actions de l’exploitant par des prescriptions supplémentaires. L’ASN impose donc, dans sa décision n° 2013-DC-0342 du 23 avril 2013, plusieurs prescriptions à EDF. Ayant fixé ces prescriptions, l’ASN n’a pas d’objection à la poursuite de l’exploitation du réacteur 2 de la centrale de Fessenheim au-delà de son troisième réexamen décennal.
 
Comme elle l’avait fait pour le réacteur 1 dans sa décision du 4 juillet 2011, l’ASN a ainsi prescrit un renforcement de la sûreté du réacteur 2 par l’augmentation de la résistance de son radier au corium en cas d’accident grave avec percement de la cuve, ainsi que la mise en place d’un appoint ultime (refroidissement de secours) : ces deux chantiers doivent être achevés d’ici au 31 décembre 2013 pour le réacteur 2. D’une manière générale, la conception identique des deux réacteurs situés sur le même site a conduit à imposer au réacteur 2 des prescriptions semblables à celles du réacteur 1. La décision de l’ASN intègre également quelques prescriptions spécifiques au réacteur 2, liées à des écarts ou modifications ponctuels.
 
Par ailleurs, la décision de l’ASN du 23 avril 2013 pour le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim prend en compte les premiers enseignements de l’accident de Fukushima Daiichi et les conclusions des évaluations complémentaires de sûreté menées en France qui ont donné lieu à sa décision du 26 juin 2012 fixant à EDF des prescriptions complémentaires applicables au site électronucléaire de Fessenheim.
 
L’ASN vérifie la mise en œuvre des travaux exigés sur les réacteurs. Elle a fait le point en décembre 2012 sur l’intégration des prescriptions relatives au réacteur 1 (mettre le lien) ; le contrôle continue en 2013 et sera étendu à la mise en œuvre des travaux exigés sur le réacteur 2. L’ASN publiera sur son site www.asn.fr les résultats de ces contrôles.
 
En France, l’article L593-18 du code de l’environnement impose que l’exploitant d’un réacteur nucléaire réalise tous les dix ans un réexamen de la sûreté de son installation, à l’issue duquel l'ASN prend position sur la poursuite de l’exploitation de l’installation.
 
Le réexamen de sûreté comprend deux aspects : l’examen de conformité et la réévaluation de sûreté. Le réexamen de sûreté permet d’une part d’examiner en profondeur la situation de l’installation afin de vérifier qu’elle respecte bien l’ensemble des règles qui lui sont applicables (examen de conformité) et d’autre part d’améliorer son niveau de sûreté au regard des exigences applicables à des installations présentant des objectifs et des pratiques de sûreté plus récents et en prenant en compte l’évolution des connaissances ainsi que le retour d’expérience national et international (réévaluation de sûreté). Le réexamen de sûreté s’attache également à vérifier que les différents phénomènes de vieillissement des installations seront maîtrisés pendant une période minimale de dix années supplémentaires.
 
Le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim est le quatrième réacteur du parc nucléaire français à faire l’objet d’un réexamen de sûreté trente ans après sa mise en service (après Tricastin 1, Fessenheim 1 et Bugey 2). Le réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim avait été arrêté pour sa troisième visite décennale, du 16 mars 2011 au 7 mars 2012, au cours de laquelle l’ASN a notamment réalisé 12 inspections et supervisé l’épreuve hydraulique de requalification du circuit primaire principal. EDF a remis le 28 août 2012 le rapport de conclusion du troisième réexamen de sûreté du réacteur 2 de la centrale de Fessenheim à l’ASN et aux ministres chargés de la sûreté nucléaire.
 
En application de l’article L.593-19 du code de l’environnement, l’ASN a édicté des prescriptions supplémentaires visant à renforcer la sûreté du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim. Ces prescriptions intègrent notamment des exigences applicables à des installations présentant des objectifs et des pratiques de sûreté plus récents.
 
Cette décision de l’ASN complète sa décision du 26 juin 2012 fixant à EDF des prescriptions complémentaires applicables au site électronucléaire de Fessenheim au vu des conclusions des évaluations complémentaires de sûreté menées après l’accident de Fukushima. Au-delà, l'ASN rappelle que le retour d’expérience approfondi de l’accident de Fukushima Daiichi pourra prendre une dizaine d’années et pourra éventuellement la conduire à modifier ou compléter les premières prescriptions qu'elle a édictées.
 
Dans le cadre de ses missions, l'ASN continuera d'exercer un contrôle rigoureux de l'exploitation du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim.
Pour une gestion intégrée et cohérente de l’ensemble des déchets radioactifs
Publication du Plan National de Gestion des Matières et des Déchets Radioactifs 2013- 2015
26/04/2013
Vu sur le site de l’ASN : lien
 
Le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), publient la nouvelle édition du Plan National de Gestion des Matières et des Déchets Radioactifs (PNGMDR).
 
Ce plan, mis à jour tous les trois ans dans le cadre d’un groupe de travail pluraliste rassemblant l’ensemble des parties prenantes du secteur, est l’un des trois piliers du dispositif français de gestion des déchets radioactifs avec l’existence d’un cadre législatif propre et d’une agence dédiée à la gestion de ces déchets, l’ANDRA. Il constitue un outil de pilotage et de suivi de la gestion des matières et déchets radioactifs, permettant une gestion transparente, intégrée et durable de ces substances quelles que soient leur nature, leur radioactivité et leur origine.
 
Prévu par la loi du 28 juin 2006, il s’agit de la 3ème édition du plan, qui poursuit et étend les actions engagées dans les deux précédentes éditions de 2007 et 2010. Il tient compte des résultats des études demandés par le PNGMDR 2010-2012 et notamment des avis que l’ASN a rendus sur celles-ci. Ce plan dresse ainsi un bilan de la politique de gestion des matières et des déchets radioactifs, évalue les besoins nouveaux et détermine les objectifs à atteindre à l’avenir, notamment en termes d’études et de recherches.
 
Cette nouvelle édition du plan intègre les exigences de la directive européenne du 19 juillet 2011 établissant un cadre communautaire pour la gestion responsable et sûre du combustible usé et des déchets radioactifs et tient compte des recommandations formulées par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) lors de son examen du plan précédent. Il présente en particulier les principes de financement de la gestion des déchets et les concepts et plans postérieurs à la fermeture de centres de stockage.
 
Les principales demandes du PNGMDR 2013-2015 sont les suivantes :
 
Développer de nouveaux modes de gestion à long terme en particulier par la poursuite d’études et recherches sur les déchets de haute activité (HA) et de moyenne activité à vie longue (MA-VL) ainsi que sur les déchets de faible activité à vie longue (FAVL) ;
Améliorer les modes de gestion existants en particulier par la mise en place d’outils permettant de suivre les capacités volumiques et radiologiques des centres de stockages et d’anticiper les besoins de nouvelles capacités et le développement des filières de valorisation pour les déchets de très faible activité (TFA) afin de préserver la ressource du stockage ;
Prendre en compte les événements marquants survenus pendant la période 2010-2012 en établissant par exemple le retour d’expérience de l’arrêt pendant plusieurs mois de la filière d’incinération de Centraco et en intégrant dans le plan la présentation de la gestion des déchets issus de situations accidentelles.
 
Le PNGMDR 2013-2015 est accompagné d’une synthèse présentant de manière concise et pédagogique un état des lieux de la gestion des matières et déchets radioactifs et les principales recommandations du plan.
 
Pour en savoir plus :
Rapport de l'ASN sur l'état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection France en 2012
17/04/2013
Vu sur le site de l’ASN : lien
 
L’ASN souligne l’ampleur des travaux exigés par les mesures prescrites à la suite des ECS. Elle sera attentive au déploiement de ces mesures, et en particulier à la mise en place de la Force d’action rapide nucléaire (FARN), des nouveaux moyens de gestion de crise et des matériels du noyau dur, notamment les nouveaux moyens de refroidissement et groupes électrogènes renforcés pour résister aux situations extrêmes.
 
Concernant les installations du groupe Areva, l’ASN estime que les efforts doivent être poursuivis pour le site de La Hague, en particulier pour la reprise des déchets anciens et pour la prise en compte du retour d’expérience et pour les déclarations d’événements significatifs. Pour le site de fabrication de combustible de Romans-sur-Isère, l’ASN attend une amélioration des performances en matière de sûreté nucléaire. Elle demande en particulier à AREVA une meilleure application des règles de sûreté-criticité dans l’usine de FBFC et une amélioration de la qualité des études réalisées.
 
S’agissant du CEA, l’ASN estime que la démarche des « grands engagements » qu’il prend envers elle, mise en œuvre depuis 4 ans, doit être poursuivie et enrichie régulièrement. De façon générale, l’ASN restera vigilante sur le respect, dans les délais prévus, des engagements pris par le CEA, tant pour ses installations en fonctionnement que pour ses installations en démantèlement. Si cela s’avérait nécessaire, l’ASN pourrait prendre des prescriptions obligatoires comme cela fut le cas en 2012 pour l’entreposage des combustibles à base de plutonium utilisés dans l’installation MASURCA. De même, l’ASN sera vigilante à ce que le CEA réalise de façon exhaustive les réexamens de sûreté de ses installations.
 
En matière de radioprotection dans le domaine de la radiographie industrielle, l’année 2012 a été marquée par plusieurs incidents récents de gammagraphie. Le contrôle de la radiographie industrielle est par conséquent une priorité pour l’ASN, avec plus de 100 inspections en 2012, dont certaines sont réalisées en collaboration avec l’inspection du travail.
 
Dans le domaine médical, l’ASN a de nouveau exprimé sa préoccupation face à l’augmentation des doses délivrées aux patients par l’imagerie médicale, qui doit être justifiée et optimisée. L’ASN se félicite de la mise à jour du guide du bon usage des examens d’imagerie médicale (guide de justification) par les sociétés françaises de radiologie et de médecine nucléaire, et de l’augmentation du nombre des appareils d’IRM, non irradiants, qui remplacent le scanner dans de nombreux cas. Il s’agit également de continuer à améliorer la sécurité des soins en radiothérapie, de poursuivre l’effort de formation et de recrutement des PSRPM (personnes spécialisées en radiophysique médicale) pour couvrir notamment les besoins en imagerie médicale et développer les actions de formation et d’information dans les domaines de la radiologie interventionnelle.
 
Au plan international, la construction d’un pôle européen de la sûreté et de la radioprotection a toujours été un objectif majeur pour l’ASN. Elle poursuit son action, en liaison avec ses homologues, afin d’harmoniser les exigences de sûreté et de promouvoir l’indépendance des autorités de sûreté et la transparence. Par ailleurs, l’ASN contribue notamment à la révision de la nouvelle directive sur la sûreté nucléaire.
 
Cette harmonisation se fonde sur les travaux de l’association des chefs d’Autorité de sûreté (WENRA) et de l’association des chefs d’Autorité de radioprotection (HERCA) en Europe.
 
Évoquant le débat en cours sur la transition énergétique, le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, a rappelé qu’une anomalie générique pourrait conduire l’ASN à exiger l’arrêt simultané de plusieurs réacteurs. « Il faut que le système électrique français dispose de marges pour faire face à cette situation plausible ».
 
« Il faut aussi prendre en compte le fait que les centrales nucléaires ont une durée de vie limitée, dont la prévision est difficile et qui ne sera pas nécessairement la même pour tous les réacteurs. Il est donc important d’anticiper la transition vers de nouveaux moyens de production permettant de couvrir la demande d’électricité future » a-t-il ajouté.
 
« La transparence est une obligation fondamentale d’une Autorité de sûreté. Cela ne suffit pas : il faut susciter les débats avec l’ensemble des parties prenantes et promouvoir leur implication dans l’élaboration des décisions » a-t-il conclu.
 
Quelques chiffres :
 
En 2012, l’ASN a réalisé 2 093 inspections : 802 inspections dans les INB ; 112 inspections des activités de transport ; 1050 inspections dans le nucléaire de proximité et 129 inspections d’organismes et de laboratoires agréés.
L’ASN a mené 281 journées d’inspections du travail.
 
En 2012, ont été déclarés à l’ASN :
1170 événements significatifs concernant la sûreté nucléaire, la radioprotection et l’environnement pour les INB ;
59 événements significatifs concernant le transport de substances radioactives ;
593 événements significatifs concernant la radioprotection pour le nucléaire de proximité.
 
149 événements sont classés au niveau 1 de l’échelle INES et 4 événements au niveau 2. Les événements de niveau 2 sont : l’absence de « casse-siphon » sur une tuyauterie des piscines des réacteurs 2 et 3 de la centrale de Cattenom, la perte d’un colis contenant du fluor radioactif à usage médical lors d’un transport à Nîmes, le non respect des règles de maîtrise de la criticité dans l’installation FBFC (AREVA) de Romans-sur-Isère, des manœuvres inappropriées pour débloquer une source de haute activité d’un gammagraphe utilisé dans la raffinerie Esso de Fos-sur-Mer.
   
Et en marge du communiqué ASN, la Presse a repris la dépêche AFP sur la présentation du rapport
Vu sur un site suisse donc neutre (humour !) lien
 
PARIS, 16 avr 2013 (AFP) L'état de la sûreté nucléaire en France a été "assez satisfaisant" en 2012 malgré des incidents qui sont restés fréquents dans les installations, a jugé l'ASN mardi dans son rapport annuel, appelant les exploitants à redoubler de vigilance et d'efforts pour s'améliorer.
 
"Cet avis est le fruit d'un double constat: un constat plutôt négatif, c'est que les incidents restent fréquents sur les diverses installations (...) et des éléments plus positifs, des améliorations de sûreté qui sont concrètement mises en oeuvre par les exploitants" après l'accident de Fukushima, a résumé pour l'AFP le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet.
 
Le rapport présenté mardi au Parlement ne fait donc pas état d'une "évolution notable, ni dans un sens ni dans un autre" par rapport à 2011, "c'est un jugement nuancé, globalement satisfaisant", selon M. Chevet.
 
Du côté des installations nucléaires de base - principalement les 58 réacteurs électro-nucléaires de l'Hexagone -, l'enjeu est de mettre en place un "noyau dur" de matériels de sécurité supplémentaires protégés contre les agressions externes (inondations, séismes, etc.) pour faire face à des accidents graves du même type que celui survenu à Fukushima en mars 2011, rappelle ce rapport, remis à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).
"Le travail est encore en cours. Il y a des discussions avec les exploitants sur le niveau des agressions à prendre en compte" et l'ASN devrait prendre position dans les trois à quatre mois, a précisé le président de l'Autorité.
Même si les incidents dans les centrales n'accusent pas de hausse particulière en 2012, l'ASN appelle EDF à la "vigilance sur tout ce qui touche à l'exploitation et à la maintenance des réacteurs nucléaires".
 
Vigilance
Quant à Areva, l'ASN demande à l'exploitant de "progresser très rapidement dans la reprise et le conditionnement des déchets radioactifs anciens" issus de sa première usine de traitement de La Hague (1966-1998), aujourd'hui à l'arrêt.
Des déchets anciens qui ont été stockés en vrac, dans des réservoirs, et qui n'ont pas les formes qu'on utiliserait maintenant", c'est-à-dire triés avant d'être placés dans des fûts directement entreposables, explique Pierre-Franck Chevet.
 
Institution publique, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) n'est pas exempt de reproches, l'ASN critiquant notamment un recours excessif à la sous-traitance pour le démantèlement de ses vieilles installations.
En outre, "on assiste à des reports, parfois des reports successifs" de certains engagements pris par le CEA dans le passé. "Un report est toujours possible mais au bout de plusieurs reports, on peut avoir des enjeux de sûreté qui apparaissent, donc nous appelons le CEA à mieux respecter les engagements pris", insiste M. Chevet.
Dans le "nucléaire de proximité", l'ASN a aussi notamment renforcé ses inspections (une centaine réalisées l'an dernier) sur les chantiers de BTP où elle a constaté une recrudescence d'incidents liés à la radiographie industrielle (tuyaux métalliques, ouvrages en béton, etc.).
La vigilance reste aussi de mise dans le nucléaire médical. Si la situation s'est améliorée depuis l'affaire des irradiés d'Epinal (450 victimes dont 12 morts entre 2001 et 2006) dans les services de radiothérapie, les doses de radioactivité reçues lors d'examens d'imagerie médicale (radiographie, scanners) augmentent.
 
"Certains actes sont nécessaires, d'autres moins", martèle l'ASN, qui a publié l'an dernier un guide des bonnes pratiques en la matière, recommandant notamment de privilégier autant que possible les IRM, qui n'utilisent pas les rayons X.
Au total, l'ASN a procédé à 2.093 inspections l'an dernier.